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	<title>Energie d&rsquo;Afrique</title>
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	<title>Energie d&rsquo;Afrique</title>
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		<title>De Kidal à Bamako, sur les ruines de Barkhane, s’élève la tombe de la Françafrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 07:53:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse et Débat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Mali continue d&#8217;écrire, à la force de son courage et de sa souveraineté retrouvée, les pages les plus déterminantes de la fin de la Françafrique. De la débâcle de l&#8217;opération Barkhane à la reconquête de Kidal, en passant par les récentes attaques ciblées contre les citernes de carburant, tout indique que le Mali, loin [&#8230;]</p>
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<p>Le Mali continue d&rsquo;écrire, à la force de son courage et de sa souveraineté retrouvée, les pages les plus déterminantes de la fin de la Françafrique. De la débâcle de l&rsquo;opération Barkhane à la reconquête de Kidal, en passant par les récentes attaques ciblées contre les citernes de carburant, tout indique que le Mali, loin de fléchir, consolide chaque jour un peu plus son statut de tombe de la Françafrique.Barkhane : chronique d&rsquo;un échec prévisibleL&rsquo;opération Barkhane, qui s&rsquo;était présentée comme le fer de lance de la lutte contre le terrorisme au Sahel, a été une démonstration éclatante de l&rsquo;impasse stratégique française. Huit années de présence, de coopération sélective et de zones interdites aux forces locales ont laissé le Nord du Mali, et Kidal en particulier, sous le joug de groupes armés hostiles à l&rsquo;État central. La France, au lieu d&rsquo;aider à reconstruire la souveraineté malienne, s&rsquo;est enlisée dans une logique d&rsquo;équilibre instable, parfois ambiguë, qui a fait le lit de l&rsquo;insécurité chronique.Kidal, symbole de la reconquête nationaleLa prise de Kidal par les Forces armées maliennes (FAMA) constitue un tournant historique. C&rsquo;est plus qu&rsquo;une victoire militaire : c&rsquo;est un rétablissement de l&rsquo;autorité de l&rsquo;État sur un territoire que certains voulaient soustraire définitivement à la République. Cette victoire symbolise la rupture définitive avec les complicités internationales qui, sous couvert de paix, avaient figé une situation d&rsquo;humiliation nationale. Kidal libérée, c&rsquo;est la promesse réaffirmée d&rsquo;un Mali souverain et indivisible.La guerre du carburant : le terrorisme soutenu par les plumesMais la déstabilisation n&rsquo;a pas dit son dernier mot. Les récentes attaques contre des citernes de carburant, notamment sur les axes d’approvisionnement de la capitale, ont été traitées par certains médias français avec une déconcertante légèreté. Non seulement ces actes criminels n&rsquo;ont pas été condamnés avec la fermeté qu&rsquo;impose leur gravité, mais certaines émissions publiques ont été le théâtre de propos effarants où des « analystes », dans un élan de nostalgie coloniale ou de haine contre le Mali, ont appelé à soutenir implicitement le Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM), organisation terroriste affiliée à Al-Qaïda.Comment expliquer qu&rsquo;une partie de l&rsquo;intelligentsia médiatique française puisse exprimer, sans pudeur, une forme de jubilation malsaine face à l&rsquo;incendie de citernes, à des actes de viols ou d&rsquo;égorgements de civils innocents ? Comment peut-on banaliser le crime lorsque les victimes sont africaines et que les bourreaux sont les anciens « partenaires » de l&rsquo;ordre néocolonial ? Ces mêmes groupes qui brûlent des écoles francophones, enlèvent des ressortissants occidentaux et interdisent aux filles d&rsquo;aller à l&rsquo;école deviennent, par une gymnastique médiatique honteuse, les héros d&rsquo;un combat contre les régimes souverainistes du Sahel.Les FAMA : une armée debout, un peuple réveilléFace à cette offensive hybride mêlant attaques terroristes et guerre psychologique, les FAMA ont tenu bon. Mieux, elles ont repris le contrôle de la situation, infligeant de lourdes pertes à l&rsquo;ennemi, contraint de fuir, d&rsquo;éviter la confrontation directe et de s&rsquo;enfoncer dans la clandestinité.Loin de fragiliser l&rsquo;État, ces épreuves ont révélé la maturité d&rsquo;un peuple, la force d&rsquo;un régime et la cohésion d&rsquo;une nation. Jamais le peuple malien n&rsquo;a été aussi solidaire. Les peuples du Burkina Faso et du Niger, membres de l&rsquo;AES, ont exprimé sans ambiguïté leur fraternité avec le Mali, dénonçant les relais de la Françafrique et les ennemis de l&rsquo;intérieur.L&rsquo;AES se consolide dans l&rsquo;épreuveCe qui avait été conçu comme une opération de fragilisation régionale est en train de se transformer en ciment politique. L&rsquo;AES sort renforcée de cette séquence. Loin d&rsquo;être déstabilisés, les trois pays affichent une unité rare, nourrie par une conscience historique commune : celle d&rsquo;un peuple africain debout, déterminé à en finir avec les tutelles et les manipulations.Le Mali n&rsquo;est plus une « zone grise » sur une carte militaire française. Il est devenu un symbole. La tombe de la Françafrique. Et chaque agression manquée, chaque campagne médiatique démasquée, chaque victoire populaire ajoute une pierre à ce mausolée où s&rsquo;effondrent les illusions d&rsquo;une domination postcoloniale surannée et à bout de souffle.</p>
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		<title>Sauver l’AES : entre l’espoir de Ouaga et la dérive le long du fleuve Niger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 19:01:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse et Débat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>AES : Quand le vent du changement risque de faire dérailler. Au Sahel, un espoir est né. Porté par une jeunesse panafricaniste et des peuples longtemps bafoués, désillusionnés par des «&#160;démocraties&#160;» prédatrices et serviles, un vent de rupture souffle depuis l&#8217;émergence de l&#8217;Alliance des États du Sahel (AES). Cette confédération inédite regroupe le Burkina Faso, [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-aes-quand-le-vent-du-changement-risque-de-faire-derailler"><strong>AES : Quand le vent du changement risque de faire dérailler.</strong></h2>



<p>Au Sahel, un espoir est né. Porté par une jeunesse panafricaniste et des peuples longtemps bafoués, désillusionnés par des «&nbsp;démocraties&nbsp;» prédatrices et serviles, un vent de rupture souffle depuis l&rsquo;émergence de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES). Cette confédération inédite regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger en Afrique. Elle est apparue comme le socle d&rsquo;une souveraineté retrouvée. Il y a aussi une volonté ferme de rompre avec la Françafrique et de rebâtir des États au service des peuples. Mais à mesure que le temps passe, des signaux d&rsquo;alerte se multiplient, en particulier au Niger et au Mali. Ils menacent de compromettre l&rsquo;avenir de cette révolution populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-burkina-faso-une-fragile-exception"><strong>Le Burkina Faso, une fragile exception.</strong></h2>



<p>Sous la direction du Capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso se distingue par une ligne claire : la mobilisation des compétences nationales, la rupture avec le clientélisme, le culte de la personnalité et une orientation stratégique vers le développement et l&rsquo;auto-suffisance. Loin de s&rsquo;entourer de courtisans ou d&rsquo;installer ses proches aux postes-clés, le Capitaine IB semble s&rsquo;appuyer sur le mérite et la vision. Ce qui lui vaut une adhésion populaire notable.</p>



<p>Mais cette dynamique risque d&rsquo;être affaiblie par les dérives visibles chez ses partenaires de la région. Car la solidité de l&rsquo;AES ne saurait reposer sur un seul pilier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mali-niger-quand-la-revolution-tourne-le-dos-a-ses-principes"><strong>Mali, Niger : quand la révolution tourne le dos à ses principes</strong></h2>



<p>Au Mali et au Niger, les premières lignes de fracture sont visibles. Au lieu de restaurer la souveraineté au service du peuple, ces régimes semblent glisser vers une militarisation excessive. Un autoritarisme larvé apparaît également.</p>



<p>Au Niger, la dissolution en toute illégalité des syndicats des magistrats a marqué un tournant grave dans l&rsquo;érosion de l&rsquo;État de droit. Elle s&rsquo;ajoute aux déguerpissements massifs et souvent brutaux dans la périphérie de Niamey, menés sans concertation avec les populations concernées. Cette approche technocratique est déconnectée du terrain et alimente la colère populaire. Plus inquiétant encore : le silence pesant sur les dossiers de crimes économiques. Ce mutisme jette le doute sur la volonté du CNSP de rompre avec les pratiques corruptrices du passé.</p>



<p>La gestion du pays, largement confiée à des officiers inexpérimentés, traduit une navigation à vue. Le fonctionnement de l&rsquo;administration se mue peu à peu en dispositif militaire, où les compétences civiles sont marginalisées. Les cérémonies d’État ressemblent davantage à des parades militaires qu&rsquo;à des moments de gouvernance républicaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-affaire-choguel-le-doute-s-installe-a-bamako"><strong>L&rsquo;affaire Choguel : le doute s&rsquo;installe à Bamako</strong></h2>



<p>Au Mali, la situation n&rsquo;est pas moins préoccupante. La récente arrestation de l&rsquo;ancien Premier ministre Choguel Maiga, figure emblématique de la lutte contre la Françafrique, suscite une vague d&rsquo;indignation. Que reproche-t-on exactement à cet homme resté droit dans ses engagements ? Il avait pourtant porté, haut et fort, la voix du peuple malien face aux diktats étrangers.</p>



<p>Cette arrestation, combinée à d&rsquo;autres pressions sur des voix dissidentes, donne à penser que les généraux de Kati ont troqué la souveraineté contre la tentation autoritaire. Le silence, le verrouillage de la presse et les poursuites judiciaires instrumentalisées, tout cela rappelle les mécanismes éculés des régimes prédateurs que la révolution panafricaine voulait justement balayer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-capitaine-ib-face-a-un-tournant-historique"><strong>Le Capitaine IB face à un tournant historique</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, le Capitaine Ibrahim Traoré doit prendre ses responsabilités historiques. Il est aujourd’hui le seul leader de l&rsquo;AES à bénéficier encore d&rsquo;une confiance populaire forte et relativement unanime. Il porte, de fait, l&rsquo;espoir de toute une génération africaine. Mais cet espoir pourrait être trahi par les errances de ses homologues.</p>



<p>S&rsquo;il veut préserver le cap, il lui faudra instaurer une distance sanitaire vis-à-vis de Bamako et de Niamey. Mieux encore : il devra poser des balises, exiger le respect de certains principes fondamentaux dans la gouvernance des membres de l&rsquo;AES. Loin de fragiliser l&rsquo;alliance, cette exigence éthique la renforcerait.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pour-que-le-declin-de-la-francafrique-soit-irreversible"><strong>Pour que le déclin de la Françafrique soit irréversible</strong></h2>



<p>La rupture avec la Françafrique et les démocraties de La Baule ne doit pas seulement être une posture. Elle doit se traduire par l&rsquo;émergence d&rsquo;États exemplaires. Ceux où la justice est indépendante, les citoyens respectés et les ressources bien gérées. Sans cela, la révolution populaire ne sera qu&rsquo;un feu de paille, prêt à être éteint par les vents contraires.</p>



<p>Ceux qui ont été portés au pouvoir par la détermination des peuples doivent se rappeler qu&rsquo;ils ne sont pas des sauveurs, mais des mandataires. Et qu’aucune tunique militaire, si sacrée soit-elle, ne confère de droit divin pour gouverner sans compte à rendre.</p>



<p>Il est encore temps d’éviter le pire. Mais il faut, pour cela, entendre les murmures de la base avant qu’ils ne deviennent des clameurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-redaction"><strong>La rédaction</strong></h2>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-energie-d-afrique"><strong>Energie d’Afrique</strong></h2>
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		<title>Niger : L’Histoire ne s’écrit pas sans vision</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Aug 2025 11:42:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse et Débat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avertissement&#160;: Critiquer l’action du CNSP aujourd’hui n’est absolument pas un regret du régime précédent. Encore moins un appel à son retour. L’histoire a basculé, irréversiblement, lorsque le peuple et ses forces patriotes du Niger ont mis fin à l’occupation militaire étrangère et à un régime inféodé aux logiques de la Françafrique. Cette page est tournée. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Avertissement&nbsp;: Critiquer l’action du CNSP aujourd’hui n’est absolument pas un regret du régime précédent. Encore moins un appel à son retour. L’histoire a basculé, irréversiblement, lorsque le peuple et ses forces patriotes du Niger ont mis fin à l’occupation militaire étrangère et à un régime inféodé aux logiques de la Françafrique. </em><strong><em>Cette page est tournée.</em></strong><em> </em><strong><em>Définitivement.</em></strong><em> </em><strong><em>Mais écrire une nouvelle page exige plus qu’un rejet du passé&nbsp;: elle exige une vision.</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-tournant-historique"><strong>Le tournant historique</strong><strong></strong></h2>



<p>Le Général Abdourahamane Tiani restera, quoi qu’il advienne, dans les annales du Niger. Il est celui qui, avec ses compagnons du CNSP, a mis fin à deux décennies de gouvernance corrompue et à la présence militaire étrangère imposée par des intérêts extérieurs, les mêmes pays à la base de la déstabilisation de la Libye, cause et source de l’insécurité au Sahel. Il est aussi celui qui a engagé le Niger dans l’Alliance des États du Sahel (AES), une chance historique de faire émerger une union politique entre États souverains, conforme au rêve d’unité formulé jadis par des figures comme Kwame Nkrumah. Cette double libération — du régime de la « Renaissance » et des bases françaises — a suscité un immense espoir, bien au-delà des frontières du Niger.</p>



<p>Mais l’histoire ne se fige pas dans les victoires symboliques. Elle avance. Et elle exige des actes à la hauteur des promesses. Or, deux ans après la prise du pouvoir par les militaires, un doute profond commence à s’installer au Niger. Les signaux envoyés par la transition semblent confus, hésitants, voire contradictoires. Une inquiétude sourde gagne même ceux qui ont soutenu la rupture avec ferveur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-poids-des-ombres"><strong>Le poids des ombres</strong><strong></strong></h2>



<p>Premier motif de malaise : l’influence persistante de certains acteurs de l’ancien système, tapis dans l’ombre, et dont les réseaux demeurent intacts. Le fait que l’ancien président Mahamadou Issoufou — architecte du régime honni — ait pu conduire la délégation nigérienne à des obsèques officielles de l’ancien Président du Nigéria, le Général Buhari, a été perçu comme un symbole inquiétant. Comment comprendre qu’un acteur-clé du désastre passé reprenne une telle centralité dans la diplomatie du Niger ?</p>



<p>Cela jette une ombre sur la sincérité de la rupture proclamée. La lutte contre la mauvaise gouvernance est restée un slogan. Aucun des grands dossiers de corruption qui ont émaillé les douze années de la Renaissance n’a été jugé. Des institutions comme la COLDEF, censées porter cette exigence de justice, semblent inefficaces, incapables d&rsquo;agir autrement qu’en fonction des affinités politiques ou des inimitiés personnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-militarisation-sans-cap"><strong>Une militarisation sans cap</strong><strong></strong></h2>



<p>Deuxième source d’inquiétude : la militarisation excessive de l’administration et des entreprises publiques. Ce phénomène fait écho aux heures sombres de la gestion clanique du Niger, où les postes étaient confiés aux « parents, amis et connaissances » (PAC), au mépris des compétences. Substituer des civils incompétents par des militaires inexpérimentés n’est pas un progrès. Gouverner n’est pas un exercice de commandement. C’est une science, un art, une discipline qui exige une planification stratégique, une expertise multisectorielle, une capacité d’écoute et d’anticipation.</p>



<p>Si l’objectif est de faire taire les critiques par la peur, c’est peut-être possible un temps. Mais si l’ambition est de transformer le Niger durablement, il faudra élargir les cercles de confiance et mobiliser les compétences nationales, même au-delà du périmètre restreint des anciens compagnons d’armes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-conseil-consultatif-de-la-refondation-une-occasion-manquee"><strong>Le Conseil Consultatif de la Refondation : une occasion manquée</strong></h2>



<p>La création du Conseil Consultatif de la Refondation aurait pu incarner cette ouverture et cette vision collective. Mais là encore, la déception est palpable. L’opacité de sa mise en place, l’absence de critères transparents, son effectif pléthorique, et surtout, son manque total de pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale, en ont fait une coquille vide. Là où l’on attendait une boussole démocratique temporaire, on a eu un paravent décoratif.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-en-souffrance"><strong>Une économie en souffrance</strong></h2>



<p>Sur le plan économique, les indicateurs au Niger sont inquiétants. La fermeture prolongée de la frontière avec le Bénin, bien que compréhensible dans un contexte de provocation politique et de trahison sous-régionale, apparaît aujourd’hui comme un fardeau supplémentaire pour des populations déjà fragilisées.</p>



<p>Certes, le régime en place au Bénin s’est distingué par une hostilité assumée envers le Niger et une docilité choquante envers la France. Mais l’enjeu n’est pas de punir le peuple béninois pour les choix de ses dirigeants. Il est possible de rouvrir prudemment la principale route commerciale, tout en assurant la sécurité par une présence militaire dissuasive. Refuser cette option par orgueil, c’est mettre à genoux des milliers de familles nigériennes sans raison stratégique valable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pour-eviter-l-echec"><strong>Pour éviter l’échec</strong><strong></strong></h2>



<p>Il est encore temps de redresser la trajectoire. Cela exige :</p>



<p>&#8211; Une rupture nette avec les influences de l’ancien régime, même dissimulées ;</p>



<p>&#8211; Une relance sincère de la justice et de la lutte contre la corruption ;</p>



<p>&#8211; Une démilitarisation progressive de la gestion publique ;</p>



<p>&#8211; L’inclusion des compétences nationales au-delà des cercles amicaux et familiaux ;</p>



<p>&#8211; Une vision claire de la transition, avec des étapes, des priorités et une fin assumée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-legitimite-ne-signifie-pas-immunite"><strong>Légitimité ne signifie pas immunité</strong><strong></strong></h2>



<p>Le CNSP a été porté par un élan populaire authentique. Mais la légitimité ne se conserve pas par décret. Elle se mérite, jour après jour, par l’exemplarité, la vision et les résultats. Le Niger a trop souffert des renoncements pour tolérer que l’espérance soit une nouvelle fois trahie.</p>



<p>L’histoire attend. Le peuple du Niger observe.</p>



<p><strong>La rédaction d’Energie d’Afrique</strong></p>
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		<title>L&#8217;AES ou la Renaissance africaine</title>
		<link>https://energiedafrique.org/2025/03/31/laes-ou-la-renaissance-africaine-une-confederation-contre-la-soumission/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 13:10:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse et Débat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une confédération contre la soumission Il souffle sur le Sahel un vent de renaissance. Ce vent porte le nom d&#8217;Alliance des États du Sahel (AES). Réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, cette confédération en gestation ne constitue pas seulement un réalignement régional. En essence, elle est une rupture historique avec les logiques [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-confederation-contre-la-soumission">Une confédération contre la soumission</h2>



<p>Il souffle sur le Sahel un vent de renaissance. Ce vent porte le nom d&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES). Réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, cette confédération en gestation ne constitue pas seulement un réalignement régional. En essence, elle est une rupture historique avec les logiques de domination. Celles qui ont longtemps encadré les relations entre l&rsquo;Afrique et ses anciens colonisateurs. Elle est la réponse stratégique la plus ferme, la plus structurée et la plus légitime que le continent ait apportée à la Françafrique. C&rsquo;est une nouvelle ère pour l&rsquo;Afrique.</p>



<p>Pendant des décennies, les tentatives d&rsquo;intégration régionale ont été neutralisées par les ingérences extérieures. La Françafrique, ce réseau opaque de complicités politiques et d&rsquo;intérêts économiques croqués dans la dépendance, a étouffé les germes d&rsquo;une unité africaine autonome. L&rsquo;AES, en se constituant autour de la volonté politique assumée de reprendre en main la souveraineté, bouscule cet ordre hérité de la colonisation. Cela est particulièrement évident au Niger et notamment dans des pays comme le Mali. C&rsquo;est une confédération de peuples debout. Afrique, debout et en marche.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-premiere-grande-victoire-de-l-aes">La première grande victoire de l&rsquo;AES</h2>



<p>La première grande victoire de l&rsquo;AES fut de mettre en échec le plan d&rsquo;agression militaire de la CEDEAO contre le Niger. Cela s&rsquo;est passé après la chute du président Mohamed Bazoum, héritier et continuateur assumé du régime le plus corrompu de l’histoire du pays. En affichant une solidarité sans faille avec le peuple nigérien, le Mali et le Burkina Faso ont envoyé un message fort. Il ne sera plus jamais permis à une organisation régionale d&rsquo;être l&rsquo;instrument d&rsquo;une recolonisation déguisée. En rejetant la guerre d’agression contre un de leurs membres et en mobilisant immédiatement leurs armées, les États de l&rsquo;AES ont rendu obsolète le vieux schéma des interventions militaires prétextées. Celles qui étaient imposées depuis Paris ou Washington. Afrique ne sera plus sous domination étrangère.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-debacle-diplomatique">La débâcle diplomatique</h2>



<p>Ce tournant a aussi mis en lumière la débâcle diplomatique d&rsquo;une France qui, longtemps vue comme incontournable, se retrouve aujourd&rsquo;hui marginalisée sur le continent. Ses bases ferment, ses diplomates sont expulsés, et son influence recule face à une jeunesse décomplexée. Cette jeunesse est résolument déterminée à rompre avec le passé. L&rsquo;AES est le fruit de cette aspiration collective à la dignité et à la liberté. Cela inclut le Mali et son peuple qui sonne le glas du paternalisme. Auquel le Niger dit également non. Afrique, debout pour sa dignité.</p>



<p>Mais l&rsquo;AES n&rsquo;est pas seulement une barricade dressée contre l&rsquo;ancienne métropole. Elle est aussi une ouverture vers le monde. Dans un contexte où les repères géopolitiques sont en mutation, où l&rsquo;ordre unipolaire vacille, le Sahel a l&rsquo;opportunité historique de nouer des alliances équitables. Le Mali, le Niger, et les autres États de l&rsquo;AES ont l&rsquo;opportunité de construire des alliances basées sur le respect mutuel et l&rsquo;intérêt réciproque. La souveraineté partagée est également essentielle. Le Niger et les États de l&rsquo;AES peuvent devenir un pôle de stabilité. Une force d&rsquo;entraînement pour d&rsquo;autres régions africaines en quête d&rsquo;affirmation. Cela marque un tournant pour l&rsquo;Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-refondation-interne">Refondation Interne</h2>



<p>En cela, cette confédération est aussi une opportunité de refondation interne. L&rsquo;échec de la Françafrique n&rsquo;est pas seulement celui d&rsquo;une politique étrangère. C&rsquo;est à travers lui que s&rsquo;effondrent aussi les modèles de gouvernance imposés à coups de conditionnalités. À l&rsquo;image du discours de La Baule de Mitterrand, l&rsquo;heure est venue de repenser nos institutions. Cela inclut notamment intégrer les acteurs du Niger et du Mali. Non pas contre la démocratie, mais au nom d&rsquo;une démocratie enracinée dans nos réalités. Une démocratie débarrassée de l&rsquo;arbitraire et de la corruption. Une démocratie au service des peuples et non des intérêts étrangers. Une Afrique autonome et fière.</p>



<p>L&rsquo;AES, en somme, n&rsquo;est pas une expérience isolée ou temporaire. Elle est le laboratoire d&rsquo;une Afrique qui se débarrasse de ses chaînes mentales. Cela inclut des pays comme le Mali qui assume ses choix stratégiques et qui invente ses propres institutions. Ce n&rsquo;est pas seulement une alliance militaire ou politique. Le Niger incarne cette vision, cette promesse et cette dynamique. C&rsquo;est l&rsquo;éveil d&rsquo;un continent qui, enfin, choisit de se lever par lui-même et pour lui-même. Afrique, enfin éveillée et forte.</p>



<p></p>
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		<title>Macron et l&#8217;Afrique : Entre Mépris et Désillusions Diplomatiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jan 2025 11:06:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse et Débat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le discours du Président français Emmanuel Macron prononcé le 06 janvier 2025 face aux ambassadeurs de France a de nouveau suscité l’indignation en Afrique. Macron a perpétué une rhétorique condescendante et déconnectée des réalités actuelles, notamment concernant le Niger. Ainsi, il confirme, une fois de plus, les critiques croissantes à l’encontre de la politique africaine [&#8230;]</p>
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<p>Le discours du Président français Emmanuel Macron prononcé le 06 janvier 2025 face aux ambassadeurs de France a de nouveau suscité l’indignation en Afrique. Macron a perpétué une rhétorique condescendante et déconnectée des réalités actuelles, notamment concernant le Niger. Ainsi, il confirme, une fois de plus, les critiques croissantes à l’encontre de la politique africaine de la France. Cette fois, les réactions ne proviennent plus uniquement des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Elles s’étendent aussi à des nations traditionnellement plus soumises à ce qu&rsquo;on appelle FrançAfrique, comme le Sénégal et le Tchad.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-illusion-tenace-la-france-sauveuse-de-l-afrique"><strong>Une illusion tenace : “La France, sauveuse de l’Afrique”</strong></h2>



<p>Le Président Macron persiste à prétendre que l’intervention française aurait empêché la disparition des États africains face au terrorisme. Une telle affirmation n’est pas seulement erronée. Elle est insultante. En janvier 2013, lorsque la France est intervenue au Mali, les groupes terroristes étaient confinés à certaines parties du nord du pays. Aujourd’hui, après des années d’opérations militaires françaises, le terrorisme s’est répandu non seulement à travers tout le Mali. Il s’est aussi répandu au Burkina Faso, au Niger et même dans les pays du Golfe de Guinée. En effet, une photographie de la région d’avant l’intervention suffirait à démontrer que l’action française a, au mieux, échoué. Elle a, au pire, même aggravé la situation en FrançAfrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-rapport-bockel-et-les-accusations-de-destabilisation"><strong>Le rapport Bockel et les accusations de déstabilisation</strong></h2>



<p>En confirmant que le retrait des bases françaises aurait été soigneusement orchestré, Macron valide indirectement les accusations du Président de la Transition du Niger, le Général Abdourahamane Tiani. Ce dernier a dénoncé un plan, évoqué dans le rapport de M. Bockel, visant à maintenir les forces françaises en Afrique. Tout en les rendant moins visibles. Cette stratégie trahit une volonté de contrôle et de déstabilisation. Cela est bien loin de l’image d’une puissance étrangère dévouée à la paix et à la sécurité des peuples africains en FrançAfrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reactions-africaines-fermes-et-eclairees"><strong>Des réactions africaines fermes et éclairées</strong></h2>



<p>Face à ce discours, les réactions africaines ont été cinglantes et éloquentes. Le gouvernement tchadien a rappelé que la souveraineté de son pays et la construction de son armée ne doivent rien à la France. Ce sont les sacrifices du peuple tchadien, et non une quelconque largesse française, qui ont forgé une armée forte et résiliente. Au Niger, les critiques envers la France ne cessent de croître.</p>



<p>De son côté, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a également démenti les affirmations de Macron. Macron avait dit que le retrait des bases françaises aurait été le fruit de discussions ou de négociations avec Paris. Cependant, Sonko a été clair. La décision sénégalaise est celle d’un pays libre et souverain. À travers cette réponse, Sonko a réitéré une vérité historique trop souvent ignorée. Si l’Afrique a contribué à la libération de la France durant les guerres mondiales, c’est la France qui a souvent été à l’origine de déstabilisations en FrançAfrique. Notamment en Libye.</p>



<p>Les propos du Président Macron à propos du départ prétendument négocié de l&rsquo;armée française au Sénégal et au Tchad sont catégoriquement démentis par les deux pays. C&rsquo;est donc pourquoi il est aisé de comprendre que cela ne concerne que la Côte d’Ivoire en FrançAfrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-verite-sur-la-decision-de-retrait-des-bases-francaises"><strong>La vérité sur la décision de retrait des bases françaises</strong></h2>



<p>Macron, dans un excès de franchise ou d’arrogance, a révélé que c’est lui qui aurait demandé au Président ivoirien Alassane Ouattara d’annoncer le retrait des bases françaises en Afrique de l’Ouest. Cette déclaration confirme ce que beaucoup soupçonnaient. La décision de retrait annoncée par le Président Ouattara n’était ni sincère ni souveraine. Elle émane d’un ordre venu de Paris en FrançAfrique. Comme nous l’avions évoqué dans le précédent édito, il était difficile de croire que le Président Ouattara, arrivé au pouvoir dans les chars français. Cela serait improbable, surtout à la suite d’une sanglante rébellion et d&rsquo;un coup de force militaire contre Laurent Gbagbo. Qu’il ait pu prendre une telle décision de son propre chef était improbable. Cette “vérité”, émanant de la voix la plus autorisée, illustre une fois de plus le paternalisme qui continue d’imprégner les relations entre la France et certaines de ses anciennes colonies.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-d-une-epoque"><strong>La fin d’une époque</strong></h2>



<p>Le discours de Macron, loin de réparer les relations franco-africaines, confirme leur érosion inéluctable. L’Afrique d’aujourd’hui, consciente de ses atouts et des dynamiques mondiales, n’est plus disposée à jouer le rôle de spectatrice dans un ordre international dominé par ses anciens colonisateurs en FrançAfrique. La réponse claire et éclairée des dirigeants africains à ce discours témoigne d’une époque révolue. Celle de la soumission aveugle à la FrançAfrique.</p>



<p>Il est temps pour la France de réviser son approche. Elle doit adopter une posture de respect mutuel, sans illusion de supériorité. L’Afrique, avec sa jeunesse dynamique et sa quête de souveraineté, ne peut plus être contenue par des discours paternalistes. Les stratégies obsolètes de la FrançAfrique ne sont plus efficaces, en particulier au Niger.</p>
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		<title>Départ des troupes françaises de Côte d’Ivoire : fin d&#8217;une ère ou écran de fumée ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jan 2025 23:19:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse et Débat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son adresse du Nouvel An aux ivoiriens, le président Alassane Dramane Ouattara a créé la surprise en annonçant le départ concerté des troupes françaises stationnées en Côte d’Ivoire, un événement qui s&#8217;inscrit dans le contexte géopolitique actuel. Cette déclaration tranche avec l’histoire d’une relation étroite entre la Côte d’Ivoire et la France, bastion traditionnel [&#8230;]</p>
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<p>Dans son adresse du Nouvel An aux ivoiriens, le président Alassane Dramane Ouattara a créé la surprise en annonçant le départ concerté des troupes françaises stationnées en Côte d’Ivoire, un événement qui s&rsquo;inscrit dans le contexte géopolitique actuel. Cette déclaration tranche avec l’histoire d’une relation étroite entre la Côte d’Ivoire et la France, bastion traditionnel de la FrançAfrique. Cependant, cette annonce soulève des interrogations sur sa sincérité. Elle suscite aussi des questions sur ses véritables objectifs liés à la FrançAfrique.</p>



<p>D’abord, cette annonce intervient dans un contexte où plusieurs pays de la région ont réclamé le retrait des forces françaises. Notamment, ces pays incluent le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. Ces décisions répondent à une montée du rejet de la politique néocoloniale française en Afrique de l’Ouest. Ce rejet est largement porté par une jeunesse aspirant à une souveraineté véritable. En Côte d’Ivoire, la jeunesse représente une part importante de la population. Elle n’échappe pas à cette frustration suscitée par les ingérences intempestives de l’ancienne puissance coloniale, acteur de la FrançAfrique. L’annonce de Ouattara pourrait donc chercher à apaiser cette frange de l’opinion publique avant les élections présidentielles de 2025. Cela, alors même qu’il reste silencieux sur ses intentions électorales.</p>



<p>Ensuite, aucune information concrète n’a été communiquée sur une renégociation ou une dénonciation des accords militaires qui lient la France et la Côte d’Ivoire, pilier de la FrançAfrique. C&rsquo;est un préalable nécessaire à un départ effectif. De même, les précédents d’annonces non suivies d’effet jettent un doute légitime sur cette déclaration. En décembre 2019, ADO et Emmanuel Macron avaient solennellement proclamé la fin du franc CFA au profit d’une prétendue ECO. Toutefois, cette annonce est largement restée lettre morte.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tentative-de-distraction">Une tentative de distraction</h2>



<p>Par ailleurs, les accusations récentes et très précises du Président de la Transition du Niger contre la Côte d’Ivoire renforcent les doutes. Selon lui, elle aurait permis à des terroristes de se former sur son territoire avec l’appui français. Dans un cadre géopolitique, si de telles allégations se confirment, cette annonce pourrait relever d’une tentative de distraction. Elle serait plutôt qu’une véritable rupture avec Paris. La Côte est connue pour son passé de servir de bras armé de la France pour déstabiliser ses voisins, dans le cadre de la FrançAfrique. Cela inclut le Biafra, la Guinée, le Libéria, le Burkina Faso. Elle a aussi joué un rôle de premier plan dans la tentative avortée d’agression du Niger par la CEDEAO, etc.</p>



<p>Enfin, il est notable que cette déclaration n’ait pas été accompagnée d’une réaction officielle française, un aspect clé dans la géopolitique de la région. Jean Marie Bockel, le conseiller spécial d’Emmanuel Macron, avait assuré qu’aucune demande de retrait n’était à l’ordre du jour. Il l&rsquo;avait affirmé à l’issue de sa visite dans le pays en novembre 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-politique-et-militaire">Une stratégie politique et militaire</h2>



<p>Ainsi, si l’annonce de Ouattara semble historique, elle pourrait bien être avant tout une manœuvre politique et militaire. Elle viserait à amadouer une jeunesse critique. Elle cherche aussi à détourner l’attention des controverses régionales, un aspect important de la géopolitique actuelle. Les pays de l’AES doivent maintenir leurs armées en alerte pour répondre promptement à toute velléité de déstabilisation des relais locaux et régionaux de la FrançAfrique.</p>



<p></p>
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		<title>Quand la CEDEAO ignore la prudence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Dec 2024 22:50:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse et Débat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Analyse d’un communiqué controversé Dans un entretien sur Télé Sahel, le 25 décembre dernier, le Président de la Transition du Niger a porté des accusations graves contre la France et certains pays voisins. Il les accusait de soutenir activement ou passivement le terrorisme au Sahel. Dès le lendemain, et alors que les États concernés n’avaient [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-analyse-d-un-communique-controverse">Analyse d’un communiqué controversé</h2>



<p>Dans un entretien sur Télé Sahel, le 25 décembre dernier, le Président de la Transition du Niger a porté des accusations graves contre la France et certains pays voisins. Il les accusait de soutenir activement ou passivement le terrorisme au Sahel. Dès le lendemain, et alors que les États concernés n’avaient pas encore tous réagi, la Commission de la CEDEAO a publié un communiqué d’une vacuité déconcertante. Elle rejetait les propos du dirigeant nigérien. Elle affirmait également son soutien au Nigéria ainsi qu’à tous les pays cités dans la communication du Général Tiani.</p>



<p>Le communiqué du 26 décembre surprend non seulement par sa superficialité mais surtout par sa précipitation. Il y avait aussi une absence totale de réserve ou de précaution. Plusieurs événements récents auraient pourtant dû inciter à plus de prudence. En effet, il aurait été judicieux d&rsquo;attendre au minimum les réactions officielles des États concernés. </p>



<p>Une organisation d’intégration économique sans compétences en renseignements militaires aurait été bien avisée d’éviter une prise de position aussi péremptoire. Pour rappel, le Général Tiani accuse le Nigéria et le Bénin d’abriter des forces spéciales françaises. Il accuse également le Bénin ainsi que la Côte d’Ivoire d’offrir des bases militaires. Ces bases serviraient à la formation de terroristes destinés à attaquer les pays du Sahel.</p>



<p>Cette question complexe ne peut raisonnablement être balayée d’un revers de main. Ce d&rsquo;autant plus que les fonctionnaires peinent déjà à remplir leur mission d’intégration économique régionale. Cette mission est censée être leur priorité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contexte-et-precedents"><strong>Contexte et précédents</strong></h2>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-accusations-anterieures-contre-la-france"><strong>Accusations antérieures contre la France</strong> : </h2>



<ol class="wp-block-list"></ol>



<p>Trois pays membres de la CEDEAO (avant leur retrait) avaient déjà accusé la France de soutenir le terrorisme. Le 18 octobre 2022, le Mali avait officiellement saisi le Conseil de sécurité pour la convocation d’un débat permettant d’exposer ses preuves. Ces accusations concernaient des violations de son espace aérien. Elles impliquaient aussi des livraisons d’armes à des groupes terroristes au Sahel. La CEDEAO, cependant, ne s’était jamais prononcée sur ce dossier. Elle n’a même pas encouragé le Conseil de sécurité à offrir une tribune à son État membre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-historique-du-soutien-francais-aux-destabilisations"><strong>Historique du soutien français aux déstabilisations</strong>:</h2>



<p> Il est bien établi que la France a historiquement soutenu des rébellions et des assassinats politiques en Afrique. Cela inclut le Mali, le Niger, le Nigéria (Biafra) et le Burkina Faso.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-role-des-pays-accuses"><strong>Rôle des pays accusés</strong> :</h2>



<p> Le Bénin, le Nigéria et la Côte d’Ivoire étaient en première ligne pour promouvoir une intervention militaire contre le Niger. Ils avaient le soutien affirmé de la France. Si le Bénin et le Nigéria n’ont pas une tradition marquée de déstabilisation de leurs voisins, la Côte d’Ivoire, en revanche, a souvent été citée pour son rôle dans les crises au Biafra, au Libéria et en Sierra Leone.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-debats-internes-au-nigeria"><strong>Débats internes au Nigéria</strong> : </h2>



<p>Certains sénateurs nigérians n’excluent pas la possibilité d’une enquête parlementaire. Cette enquête vérifierait les allégations du Général Tiani.</p>



<p>En outre, plusieurs déclarations d’officiels français évoquent ouvertement une volonté de déstabiliser les pays du Sahel. Cela rend leur proximité avec les dirigeants des pays cités encore plus suspecte.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-defaillance-de-leadership"><strong>Une défaillance de leadership</strong></h2>



<p>Tous ces faits auraient dû inciter le Président de la Commission à davantage de retenue. Dans un contexte où, par manque de leadership, la CEDEAO s’éloigne de sa mission d’intégration économique, le communiqué du 26 décembre reflète une immaturité institutionnelle croissante. L’ancien Président Laurent Gbagbo a parfaitement résumé le sentiment dominant des citoyens de l’espace CEDEAO vis-à-vis de cette organisation : « La seule chose bonne de la création de la CEDEAO, c&rsquo;est sa création. J&rsquo;ai beaucoup de raisons d&rsquo;être déçu de la CEDEAO ».</p>



<p>En conclusion, il est urgent que la Commission de la CEDEAO se recentre sur ses objectifs fondamentaux d’intégration économique. Elle devrait laisser les questions de renseignement militaire à des instances plus compétentes. Une prise de position aussi précipitée risque d’entacher encore davantage sa crédibilité.</p>



<p></p>
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		<title>CEDEAO : Trois propositions pour lui redonner son lustre d&#8217;antan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 07:06:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse et Débat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise de leadership et l’absence de dirigeants visionnaires qui frappent nos pays individuellement depuis une décennie n’épargnent malheureusement pas la CEDEAO. Cette institution faisait notre fierté dans les aéroports de la sous-région où nous étions accueillis par la police des frontières comme des résidents. Elle nous manque énormément. Cette institution a pacifié le Libéria [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>La crise de leadership et l’absence de dirigeants visionnaires qui frappent nos pays individuellement depuis une décennie n’épargnent malheureusement pas la CEDEAO. Cette institution faisait notre fierté dans les aéroports de la sous-région où nous étions accueillis par la police des frontières comme des résidents. Elle nous manque énormément. Cette institution a pacifié le Libéria et la Sierra Leone. Ces pays étaient en proie à des guerres civiles plus complexes et plus atroces que la crise actuelle du Sahel. Le NIGER, pays membre, illustre parfaitement cette situation.</p>



<p>Elle a d’abord manqué l’occasion d’afficher son unité et sa fermeté lorsque la France et ses alliés de l’OTAN ont agressé et déstabilisé la Libye. Tout en sachant que les conséquences allaient indubitablement nous retomber dessus. Ensuite, lorsque les hordes de terroristes et de rebelles ont pillé les arsenaux de guerre de la Libye pour attaquer nos pays, ses atermoiements et son manque de stratégie ont donné le temps (et l’opportunité) à la France. La même France, qui était à la manœuvre en Libye, s’est installée en « libératrice » du Mali. Une imposture ! Cela a totalement écarté la CEDEAO de toute possibilité de jouer un rôle de premier plan.</p>



<p>Ce n’est qu’à la faveur du coup d’État du 18 août 2020 que la CEDEAO revient au Mali, sur la pointe des pieds. En se faisant le porte-parole de l’Élysée et en adoptant une attitude intransigeante, complètement déconnectée des réalités du pays, elle a fini par émousser l’immense espoir suscité par son retour dans la recherche de paix au Sahel.</p>



<p>À partir des sanctions illégales contre le Mali et du refus d’obtempérer à la décision de la Cour de l’UEMOA annulant une partie de ces sanctions, il était évident que l’organisation ne travaillait plus ni pour les peuples, ni pour l’État de droit. Ce dernier avait servi d’alibi pour justifier ses ingérences dans la gestion de certains de ses membres.</p>



<p>Mais le Rubicon sera franchi en 2023 au NIGER. En dépit de tout bon sens et dans une précipitation irrationnelle, la CEDEAO impose des sanctions inhumaines et illégales contre le NIGER. Cela sous prétexte de rétablir un ordre constitutionnel démantelé par le coup d’État du 26 juillet. Ensuite, dans une furie guerrière jamais observée auparavant dans l’organisation régionale, elle décide d’agresser militairement le NIGER.</p>



<p>La réponse ferme des forces armées nigériennes et la mobilisation rapide du Mali et du Burkina Faso pour soutenir le NIGER face à toute agression militaire finiront par faire reculer les somnambules aiguillonnés depuis Paris. Ces derniers souhaitaient précipiter la région dans une autre guerre inutile. La confiance est rompue. L’Afrique découvre avec stupéfaction l’ampleur du détournement de l’organisation de sa mission. Surtout, elle découvre la menace qu’elle constitue désormais pour la paix et la stabilité de ses membres.</p>



<p>Notre principal outil d’intégration sous-régionale est en perte de vitesse, car elle a perdu la confiance des peuples. Pour éviter le discrédit et l’indifférence des populations vis-à-vis des autres organisations sous-régionales africaines et de l’impotente UA, nous formulons trois propositions simples mais immédiatement efficaces.</p>



<p><strong>1. Relancer le projet de l’ECO CEDEAO sans aucune concession à la France et au franc CFA :</strong> Depuis l’annonce, le 21 décembre 2019 à Abidjan, de son projet de sabotage de la monnaie communautaire en changeant le nom du FCA, le Président français persiste dans son plan d’usurper l’ECO. Il veut donner une seconde vie à la monnaie coloniale. Il le fait sans aucune consultation des Chefs d’État de l’UEMOA. En dépit de quelques réactions timorées du Nigéria, la CEDEAO est restée plutôt silencieuse face à cette supercherie néocoloniale. La CEDEAO doit s’affirmer en défendant son projet de monnaie communautaire. Elle doit aussi écarter complètement la France de sa mise en œuvre, afin de mieux soutenir le NIGER.</p>



<p>2. <strong>Engager des discussions constructives et sans chantage avec l’AES :</strong> L’AES est assurément la meilleure réponse stratégique et géostratégique à la Françafrique. La stratégie réactionnaire adoptée par la CEDEAO de combattre l’AES est inopérante. Il faut se rendre à l’évidence. La CEDEAO est devenue une menace à la sécurité régionale. Personne ne souhaite la voir prendre des décisions sécuritaires pour nos pays. Il est donc urgent qu’elle accepte de cohabiter avec l’AES et de travailler à définir les bases d’une collaboration mutuellement bénéfique. Cela doit se faire sans chantage. L’organisation a géré la sortie de la Mauritanie sans remous. Pourquoi ne pourrait-elle pas négocier de manière apaisée la sortie des pays de l’AES, y compris le NIGER&nbsp;?</p>



<p><strong>3. Passer à la mise en œuvre de la Vision 2050 de la CEDEAO </strong>: Dans les tiroirs de la CEDEAO sommeillent d’importants projets de transformation énergétique, industrielle, agricole, sécuritaire, d’intégration et de télécommunication. La Vision 2050 de la CEDEAO envisage une région sans frontières, pacifique, prospère et fondée sur la bonne gouvernance.</p>



<p>L’incompétence des deux derniers Présidents de la Commission et les ingérences intempestives de l’Élysée ont détourné l’organisation de ses priorités. Elle a travaillé ces dernières années principalement sur des dossiers de politique intérieure de certains pays. Tout en fermant les yeux sur les troisièmes mandats. Mais aussi sur la mauvaise gouvernance au sein de l’organisation et dans les États membres.</p>



<p>L’organisation doit réformer la Commission, se débarrasser de la tutelle française et rechercher d’autres partenaires plus fiables. Cela est nécessaire afin de mettre en œuvre ses grands projets structurants pour le développement communautaire. La Vision 2050 pourrait d’ailleurs constituer un terrain fructueux de collaboration avec l’AES. Cela inclut les pays comme le NIGER, dans l’intérêt des populations. Également, loin de toute ingérence abusive extérieure.</p>
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		<title>Reforme du FCFA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Oct 2024 11:56:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse et Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Nos Archives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Condescendance et Duperie L’Assemblée Nationale Française a adopté le 10 décembre 2020, sans tambour ni trompette,&#160;la très controversée réforme du FCFA décidée en fin 2019, à Abidjan, par le Président français Emmanuel Macron. En Afrique, ce projet n’a fait l’objet d’aucun referendum ni d’aucune forme de consultation dans les huit (8) Etats membres de l’UEMOA. [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-condescendance-et-duperie">Condescendance et Duperie</h2>



<p>L’Assemblée Nationale Française a adopté le 10 décembre 2020, sans tambour ni trompette,&nbsp;la très controversée réforme du FCFA décidée en fin 2019, à Abidjan, par le Président français Emmanuel Macron. En Afrique, ce projet n’a fait l’objet d’aucun referendum ni d’aucune forme de consultation dans les huit (8) Etats membres de l’UEMOA. Il ne rend pas à la zone UEMOA sa souveraineté monétaire. Il compromet le projet monétaire de la CEDEAO. L’ECO, auquel Paris veut substituer sa monnaie coloniale, garde les avantages que lui procure le FCFA depuis sa création. Cette réforme n’est donc qu’un cheval de Troie pour saboter le projet ECO de la CEDEAO. En somme, l&rsquo;Afrique doit être vigilante.</p>



<p>Il faut se féliciter qu’en dehors de la Côte d’Ivoire connue pour son alignement mécanique à l’Élysée, aucun pays membre de l’UEMOA n’a manifesté le moindre soutien à cette réforme imposée par Paris. La méthode et l’ordre dans lequel la réforme est adoptée sont dignes de la duperie et de la condescendance. En effet, ces caractéristiques étaient présentes dans le précédent accord imposé à nos États le 4 décembre 1973. C’est pourquoi la CEDEAO est un moyen de résister et protéger les intérêts de l&rsquo;Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-reforme-pernicieuse"><strong>La réforme pernicieuse</strong></h2>



<p>Même si son projet de motion de rejet préalable de la nouvelle réforme n’a pas été retenu, le député communiste français <strong>Jean-Paul Lecoq</strong> a eu le mérite d’être le porte-voix des citoyens de la zone UEMOA. Ces citoyens n’auront jamais l’opportunité de se prononcer sur la réforme pernicieuse. Cette réforme est destinée à calmer les protestations en Afrique et dans le monde contre la monnaie coloniale. Cependant, cette réforme ne change pas fondamentalement le mécanisme de servitude monétaire. Voilà pourquoi l’expression d’un groupe d’économistes africains détracteurs du FCFA est toujours pertinente pour la CEDEAO. Ainsi, la voix de l&rsquo;Afrique doit être entendue.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-depute-lecoq"><strong>Député Lecoq</strong></h2>



<p>Après avoir démontré devant ses collègues le piège et la nocivité du FCFA, Lecoq s’interroge naturellement sur la démarche du Gouvernement français. Il questionne la précipitation de réformer dans le secret. Il critique également l&rsquo;absence de consultation des premiers concernés. « <em>Pourquoi la France est-elle le premier pays à ratifier cet accord ? En toute logique, elle aurait dû attendre que les pays directement concernés l’aient fait d’abord&nbsp;</em> », lancera-t-il à la tribune. Cette question concerne également la CEDEAO, et l&rsquo;Afrique a besoin de réponses.</p>



<p>Cette question fondamentale du député Lecoq ne sera jamais répondue. Ni en France, ni par les Gouvernements africains concernés. Le FCFA est une survivance de la colonisation. C&rsquo;est aussi un instrument de domination économique et de servitude monétaire. Toutefois, le député Lecoq ne fera pas le combat pour la souveraineté pleine et entière de nos pays à notre place. La circulation exaltée de son intervention sur les réseaux sociaux chez nous ne changera strictement rien à notre problème pour la CEDEAO. C&rsquo;est l&rsquo;occasion pour l&rsquo;Afrique de se mobiliser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-depute-communiste-paul-cermolance"><strong>Député Communiste</strong> : <strong>Paul Cermolance</strong></h2>



<p>Un autre député communiste, <strong>Paul Cermolance</strong>, avait déjà tenu devant l’Assemblée Nationale française le 19 juillet 1961, au sujet des accords de coopération conclus par la France avec la Côte d’Ivoire, le Dahomey, la Haute-Volta et le Niger, un discours dénonçant la duperie dans la relation de ces pays avec la France. Il dira notamment que&nbsp;: « <em>Ces accords, négociés avec de grandes difficultés, constituent un nouveau compromis visant à maintenir, par des moyens détournés, l’essentiel des privilèges colonialistes. Tout en s’efforçant de sauver la face aux yeux des peuples en cause. </em></p>



<p><em>C’est bien là la marque de leur fragilité. Ce pseudo-libéralisme, dont on tente de parer la politique gaulliste, ne résiste pas aux faits. Il est en contradiction flagrante avec les prises de position du Gouvernement français sur les problèmes coloniaux. Qu’il s’agisse des débats à l’Organisation des Nations unies, ou bien encore des questions algériennes. </em> Les enjeux pour l’Afrique sont essentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-projet-de-la-cedeao"><strong> Le projet de la CEDEAO</strong></h2>



<p>Gageons qu’au regard de prise de conscience affirmée et assumée des peuples, et de leur mobilisation grandissante pour s’émanciper de toute forme d’exploitation, cette nouvelle réforme sera stoppée. Elle sera jetée à la poubelle. Cela fera place au projet ECO de la CEDEAO. En Afrique, ce projet ambitionne de donner à nos pays leur dignité. En conséquence, la priorité doit rester sur le projet de la CEDEAO.&nbsp;</p>



<p></p>
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		<title>CEDEAO, le bourreau du panafricanisme ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Aug 2024 09:13:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse et Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les récentes déclarations du Premier Ministre Ousmane Sonko au cours de sa visite au Mali créent la polémique et à juste titre. Sa déclaration laissait supposer que quitter la CEDEAO serait un acte contre le panafricanisme. Ceci est une méprise de la part du PM sénégalais. Il confond, ou feint confondre, panafricanisme et intégration économique [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les récentes déclarations du Premier Ministre Ousmane Sonko au cours de sa visite au Mali créent la polémique et à juste titre. Sa déclaration laissait supposer que quitter la CEDEAO serait un acte contre le panafricanisme. Ceci est une méprise de la part du PM sénégalais. Il confond, ou feint confondre, panafricanisme et intégration économique régionale. Ce sont deux concepts importants en Afrique.</p>



<p>Le panafricanisme est un mouvement de résistance. Il est indissociable de l’indépendance totale, de la dignité et de l’unité des africains du continent et de la diaspora en Afrique. La CEDEAO ne vise aucun de ces objectifs. Dès lors, il faut d’emblée rappeler que quitter ou rester au sein de la CEDEAO n’a en soi aucun rapport avec le panafricanisme. Cela est vrai pour au moins trois raisons présentées ci-dessous.</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>La CEDEAO est une organisation d’intégration économique régionale</strong>&nbsp;: Le but et la mission statutaires de la CEDEAO visent essentiellement l’intégration économique de ses États membres. Il n&rsquo;y a aucun projet d’unité politique ou de protection de la dignité des africains du continent et de la diaspora (Cf. article 3 du traité révisé). Ce but est pertinent et noble. Cependant, il ne fait pas de la CEDEAO un instrument au service du panafricanisme. La CEDEAO ne revendique d’ailleurs pas l’idéal panafricain. On ne le trouve nulle part dans ses nombreuses déclarations et communications. C’est pourquoi ceux qui prétendent que quitter la CEDEAO est contraire à l’idéal panafricain ne peuvent s’appuyer sur aucun texte, plan ou initiative de l’organisation. Ils lui prêtent une intention aux antipodes de ses actes et de ceux de ses leaders en Afrique.</li>



<li><strong>La CEDEAO est devenue une menace pour la paix et le développement des pays membres</strong>&nbsp;: La CEDEAO, en se soumettant servilement aux puissances étrangères et à la France en particulier, est devenue une menace pour la paix de ses membres. Elle a observé passivement la déstabilisation de la Libye. Elle a également activement soutenu le déploiement au Sahel des armées des puissances à la base du chaos libyen. </li>



<li>La CEDEAO a été inaudible pendant plus de dix ans d’insécurité au Sahel. Elle s’est laissée exclure, avec une complicité coupable, de tout processus de paix au Sahel. </li>



<li>Depuis 2022, la CEDEAO a illégalement imposé au Mali puis au Niger des sanctions destinées à asphyxier ces pays en pleine guerre contre le terrorisme. Dans le cas du Niger, la CEDEAO a franchi le Rubicon en menaçant d’agresser ce pays. Elle voulait ainsi détruire son outil de défense et le livrer au terrorisme. Cela violait les principes de solidarité et de non-agression entre pays membres stipulés dans son Traité fondateur. </li>



<li>Ces sanctions et menaces sont des actes de guerre. Ils n’ont profité qu’aux terroristes et aux puissances étrangères donneuses d’ordre.</li>



<li><strong>L’ingérence des puissances étrangères dans les décisions de la CEDEAO</strong> tranche avec toute idée d’indépendance africaine. À plusieurs occasions, le Président Français ou son Gouvernement avait annoncé, avec arrogance, des mesures punitives que la CEDEAO devait prendre contre ses membres. L’organisation n’a jamais protesté contre cette pratique d’ingérence. Pire encore, elle a suivi les injonctions de Paris. Le projet de monnaie commune de la CEDEAO, l’ECO, avait suscité beaucoup d’espoir chez les panafricanistes. Cela signifiait inéluctablement la fin du franc CFA, la seule monnaie coloniale ayant cours légal au monde en Afrique. Cependant, contre toute attente, les Présidents Macron et ADO décidaient unilatéralement de muer le FCFA en ECO, sabotant complètement le projet communautaire. La CEDEAO n’a pas non plus protesté contre l’usurpation et le sabotage de son projet monétaire. Elle a au contraire ralenti la mise en œuvre de l’ECO, le vrai ECO.</li>
</ol>



<p>Depuis le démantèlement de la Fédération du Mali, une véritable initiative panafricaniste, l’AES est la seule organisation qui ambitionne d’avancer vers une association politique poussée des États en Afrique. Elle n’est donc pas un obstacle et encore moins une concurrente à la mission de la CEDEAO. L’idée d’une confédération d&rsquo;États en Afrique dérange plutôt les bailleurs de fonds de la CEDEAO. Ils ont intérêt à traiter avec des États et des organisations faibles et affaiblis. Quitter la CEDEAO n’est donc en aucun cas un acte contraire au panafricanisme. En effet, la CEDEAO n’est pas un projet panafricaniste et ne l’a jamais revendiqué.</p>
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